D’organisateur de SimplessPark à chargé de compte chez Billetweb : le parcours de William
La genèse pour un passionné de festival
Comme pour beaucoup d’organisateur, tout commence par une première claque en tant que festivalier. Un pass culture fraîchement utilisé pour le festival Bobital, des concerts qui s’enchaînent et la sensation très forte d’une découverte qui prend aux tripes.
Très vite, William ne se contente plus d’être spectateur. Il devient bénévole sur plusieurs festivals, puis touche à la gestion des artistes, à la gestion des bénévoles, tout en mixant comme DJ sur des soirées.
À 18 ans, il organise sa première soirée : une trentaine de personnes dans un local. 3 mois plus tard, une autre, un peu plus grande. Puis une troisième, avec camping. L’enchainement est naturel, presque évident.
En juillet 2022, l’association est créée. En octobre de la même année, la première édition de SimplessPark voit le jour à Minihic sur rance. 300 personnes, complet. Le projet est lancé.
Construire un festival, édition après édition
Les années suivantes marquent une montée en puissance. En 2023, le festival s’installe au Fort Saint-Père, sous chapiteau et accueille plus de 600 personnes. L’édition 2024 est annulée à cause de la météo. Coup dur mais surtout une étape formatrice puisque en 2025, SimplessPark revient plus fort : deux scènes imaginées et créées par William, une direction artistique affirmée, 1300 personnes et un site complet.
Dès le départ, William fait un choix clair : se démarquer par la scénographie. Pas de scène carrée classique, mais une volonté d’aller vers des formats immersifs, décorés, pensés comme de véritables espaces à vivre.

Crédit photo : SimplessPark 2025
Tout est fait en interne, avec une équipe fidèle, composée d’amis et de proches, présents depuis 4 ou 5 ans pour certains. Une vraie culture du faire et apprendre ensemble, qui demande du temps, de la rigueur et de la confiance aussi.
Apprendre dans le réel, sans filet
Organiser un festival, c’est apprendre vite et souvent dans les galères. Gestion des budgets, contraintes logistiques, questions juridiques, sécurité, … “Tu touches à tout” résume William. Et même en recevant des conseils, personne à part le vécu ne vient vraiment te dire ce que tu dois savoir pour ta première édition.
Avec le recul, il y a des choses qu’il referait différemment, notamment sur certaines dépenses mal anticipées. Il y a aussi des certitudes qui se renforcent : ne pas rogner sur les artistes, assumer une identité forte et avancer progressivement. Rêver grand, mais construire lentement pour ne pas se brûler.
Un moment reste gravé, William nous raconte une image de cette année, devant la scène, juste après un léger retard lié à une barrière. Toute l’équipe passe devant lui, les sourires tellement irradiants de joie. C’est dans ces instants là que tout prend sens.
De l’autre côté
Cette expérience d’organisateur change la manière dont William aborde aujourd’hui son rôle chez Billetweb. Il comprend les contraintes, anticipe les questions, mesure l’impact d’un mauvais paramétrage ou d’une information mal transmise. Quand un festival change de site, rencontre une difficulté technique ou hésite sur un choix de config, il sait de quoi il parle.
Continuer à inventer
Pour William, l’avenir de SimplessPark est clair : renforcer encore la direction artistique pour produire des scènes encore plus uniques, faire venir des artistes internationaux, installer SimplessPark sur 2 jours (au lieu d’1 jusqu’à maintenant). Surtout, continuer à inventer son propre chemin, ne pas reproduire le festival qu’on aime, mais créer le sien.
C’est sans doute ce qui relie le plus son parcours d’organisateur à son rôle chez Billetweb : comprendre que chaque événement a sa réalité, ses contraintes, son rythme. Et qu’il n’existe pas de modèle unique, seulement des projets à accompagner avec lucidité et passion.